Pourquoi l'association
"Aide et Solidarité pour l'Afrique ?

HISTORIQUE

En janvier 1972, Madame GUNONGA Julienne est hospitalisée à l’hôpital de GUNGU « Zaïre ».
Elle a une insuffisance cardiaque compliquée d’un œdème aigu des poumons.

En fait, elle va mourir tout simplement parce que le médecin ne peut la soigner ; il n’y a pas de médicaments, même pas un comprimé de Lasilix. 

En août 1990, le Docteur Anna NJINJI arrive à l’hôpital de GUNGU. Au cours de la visite des malades, on lui présente un petit garçon de 2 ans qui a fait une rougeole qui s’est compliquée d’une pneumopathie aiguë. L’enfant est en détresse respiratoire majeure et perdra la vie faute d’antibiotiques et d’oxygène.

Le Docteur Anna NJINJI est appelé la nuit pour un accouchement. A sa grande surprise, la salle d’accouchement ne possède ni lampe d’éclairage, ni le matériel élémentaire de réanimation…

Ces cas sont quelques exemples pris parmi tant d’autres. Ils apportent la preuve qu’en 18 ans, la situation de cet hôpital, loin de s’être améliorée, s’est au contraire totalement dégradée ; les bâtiments, le matériel médical sont dans un état de délabrement indescriptible, les soignants manquent de tout.

Emue par tant de détresse, ce Docteur s’interroge sur les moyens à mettre en œuvre pour venir en aide à ces personnes. Cette réflexion est à l’origine de l’Association « Aide et Solidarité pour l’Afrique » A.S.A., notre chaîne de solidarité.

  

1991 : Création de l’A.S.A. en France

 

1992 : Début des activités  de l A.S.A.

  • collecte de médicaments pour une action de soutien aux hôpitaux de Kinshasa

  • organisation à Lille d’un concert avec TABU LEY ROCHEREAU

  • orientation de l’action vers le milieu rural

1993 : Mise en place d’un projet de développement dans le village de KITONDOLO (ex-Zaïre)

  • sensibilisation de la population locale

1995 : Voyage de prospection du Docteur Anna NJINJI

 

Apport des médicaments

construction d’un dispensaire

 Impact du projet sur une zone de cinq villages (2000 habitants)

 

1996 : Dispensaire construit et opérationnel

  • deux infirmiers, un secrétaire

  • fonctionnement sur la base de cotisations

Voyage d’évaluation du Docteur Anna NJINJI et de M.P.DE WEWEIRE

117 membres actifs (1 membre = 1 famille de quatre personnes)

 

1997 : Prise en compte du projet dans la politique de santé locale (zone territoriale de GUNGU)

 

1998 : Second voyage d’évaluation (les Docteurs NJINJI & PEMBA et 5 étudiants)

  • campagne de vaccination (grâce à un don de la société Industelec)

  • prospection pour la mise en place d’une adduction d’eau

  • couvre feux à KINSHASA : don des vaccins à l’hôpital de GUNGU et retour des équipes

  • Agrément de l’action de l’A.S.A. par les autorités locales congolaises

 

2000 : Réorganisation de l’association en France et création de la cellule A.S.A. Action

                              STATUTS - extrait : Article 3

            L’Association vise à promouvoir :

  1. Le développement agro-pastoral 

  2. L’hygiène et la santé 

  3. La formation et l’encadrement des paysans 

  4. L’esprit d’entraide et de solidarité

                              OBJECTIFS DE L’ASSOCIATION

Les objectifs poursuivis par l’Association « Aide et Solidarité pour l’Afrique » A.S.A. figurent dans ses statuts.

 Elle se propose donc :

 ·        de promouvoir le développement agropastoral :

l’hygiène et la santé,

 la formation et l’encadrement des paysans,

 l’esprit d’entraide et de solidarité

le développement culturel.

·        Intervenir efficacement dans le cadre d’aide aux populations en souffrance.

 ·        Promouvoir l’entraide entre ses membres et leur fournir une assistance en cas de besoin.

 ·        Objectifs à long terme

  • Etre un acteur de la relation Nord-Sud

- Renforcer l’intelligence des transferts de moyens, savoirs et compétences

 - Etre un vecteur d’échanges avec l’Afrique (action culturelle, activité d’information et de sensibilisation)

Développement du pôle Audit de l’A.S.A. : évaluation, interface Nord/Sud

  • Développer la solidarité Sud-Sud

 - Renforcer l’autogestion et la prise de responsabilité :

Faire de l’expérience de KITONDOLO un projet pilote de l’A.S.A.

  • participer à la mise en oeuvre de la politique de santé publique initiée par les autorités locales de la zone territoriale de GUNGU ; impact sur 5000 habitants

- Diversifier les zones d’implantation de l’A.S.A. en Afrique et les mettre en relation

  • susciter des initiatives locales ; être à l’écoute des porteurs de projet ; faire des réussites de chacun une valeur ajoutée pour les autres membres

  • Objectifs actuels

 

  • Hors Afrique : développement d’une politique de communication

- Axe culturel et visibilité de l’association :

  • organisation d’un cycle de soirées musicales sous le parrainage du percussionniste GUEM

- Mise en place de liens institutionnels :

  • Promotion du projet, développement de partenariats, recherche de fonds

  • En Afrique :

- Acquérir le statut d’ONG en République Démocratique du Congo (ex Zaïre)

- Au niveau de KITONDOLO :

  • plan nutritionnel d’urgence afin de permettre un retour à un état de santé permettant une activité de production

  • acquisition d’un camion pour le transport des vivres du plan nutritionnel

  • location du véhicule au comité de pilotage afin d’acheminer la production aux marchés(et d’améliorer les capacités de gestion locale)

                              PROJETS EN COURS

 ü      Parmi les diverses actions possibles de l’Association, la santé occupe une place privilégiée. Un des premiers objectifs que s’est fixé l’A.S.A. est la construction d’un dispensaire.

 

 ü      Initialement, celui-ci devrait être construit dans un quartier populaire de KINSHASA (Capitale du Zaïre), mais l’idée a été abandonnée face à la crise sévère que traverse ce pays depuis plusieurs années déjà et qui le met dans l’incapacité totale de payer ses fonctionnaires, plaçant ainsi les couches de la population surtout les plus défavorisées, dans une situation désastreuse.

 

 ü      L’Association ne disposant pas actuellement de moyens suffisants pour procéder à des investissements initiaux importants (bâtiments, matériels…), a jugé utile, dans un premier temps, d’entreprendre le projet en province, espérant pouvoir par la suite, lancer celui de KINSHASA en fonction de l’évolution.

 

 ü      C’est ainsi que le projet de construction ‘un dispensaire à KITONDOLO a vu le jour. Ce choix présente un double avantage   : la possibilité d’obtenir un terrain à moindre coût, l’aide assurée des villageois pour la construction du bâtiment provisoire, ce qui n’est pas le cas de KINSHASA où la logique marchande du milieu urbain aurait exigé des apports financiers beaucoup plus importants.

 

 ü      Avec ce dispensaire de province, l’A.S.A. compte mettre en place un système d’abonnements au soins, au profit des villageois, qui, en échange du produit de leur travail (manioc, maïs…), bénéficieraient des soins nécessaires. L’argent récolté par la vente des produits agricoles dans les centres urbains voisins, notamment KIKWIT, serait destiné à fournir la logistique et le matériel médical nécessaires au fonctionnement du dispensaire ainsi qu’à assurer le salaire d’un médecin responsable du dispensaire.

 

ü      L’idée centrale du projet est donc pour l’A.S.A. d’aboutir, dans un pays où l’Etat n’est plus en mesure de construire des hôpitaux dans les provinces, encore moins à en assurer le fonctionnement, à la réalisation d’un dispensaire autonome tant sur le point des soins que celui de la gestion du personnel médical.

                             Situation Géographique et Humaine du Projet :

KITONDOLO

est un petit village qui s’étend le long de la rivière KWILU,

à 500 km au sud-est de KINSHASA,

à 150 km au sud de KIKWIT, centre urbain de 120 000 habitants environ,

jadis capitale de la province de KWILU,

actuellement appelée région de BANDUNDU.

La capitale de cette région est la ville de BANDUNDU au confluent des rivières KWILU-KWANGO et KASAI.

 

Le village compte 876 habitants

Il est contigu au village de MAHALO (162 habitants)

A 5 km de KITONDOLO: village de MINDELE  (435 habitants)

A 7 km les villages de KAHUKU et PEMBE (268 habitants)

  

Soit un total global pour les 5 villages de 2 101 habitants

                              Le Dispensaire :

La santé est un problème très grave en cette fin du 20ème siècle en AFRIQUE et au ZAÏRE en particulier.

En effet, non seulement il y a un manque total de médicaments dans les centres de soins existants, mais il y a aussi une forte dégradation des conditions d’hygiène. Le paludisme, le sida, le virus d’Ebola sont autant de fléaux qui menacent le plus la population.

Notre objectif est de créer un centre de soins qui comprend :

 

(1)  Une section mère-enfant avec :

 

·        Consultation prénatale,

·        Salle d’accouchement,

·        Lits d’hospitalisation,

·        Pédiatrie.

  

(2) Un petit laboratoire comprenant :

 

·        Un service d’hématologie,

·        Un service de biochimie,

·        Un service de parasitologie et de bactériologie.

 

(3) Un centre de prévention et de médecine générale réalisant :

 

·        Des vaccinations,

·        Des dépistages précoces de certaines pathologies,

·        L’éducation sanitaire,

·        L’amélioration des conditions d’hygiène.

 

(4) Un centre de soins curatifs avec lits d’hospitalisation.

 

(5) Une pharmacie – Une bourse de médicaments

qui pourra alimenter d’autres centres de soins.

 

             La mise en place détaillée et complète du projet avec les différents devis des divers matériels et équipements, est en cours d’élaboration. Elle nécessite, pour être adaptée et correspondre aux vrais besoins de la population, qu’une évaluation se fasse sur le terrain.

 

            C’est pourquoi, deux membres de l’Association résidant à Lille se proposent de se rendre sur place, à leurs propres frais, à la fin du mois de juillet prochain.

  

            Les buts principaux de ce voyage, nous venons de le dire, sont donc :

 

§         d’évaluer avec les responsables locaux, les besoins réels.

 

§         De mettre en place un début de fonctionnement du dispensaire en constituant les équipes soignantes et l’équipe de gestion, après s’être assurés de la construction effective des locaux provisoires qui abriteront les différents services.

 

 

Afin de faciliter le déplacement des deux membres qui se rendent à KITONDOLO, et surtout de mettre en place l’abonnement aux soins de la population qui fournira les fonds nécessaires au financement du dispensaire, pour permettre l’évacuation des malades vers les hôpitaux mieux équipés,   l’Association doit absolument disposer d’un véhicule. Dans un premier temps, un véhicule 4/4 tous terrains pourrait convenir.

 

à quoi il faudra ajouter les frais de douane qui représentent, au ZAIRE, les 100 % de la valeur d’achat du véhicule. En l’état actuel des choses, ces frais de douane s’appliquent à tous, sans exception.

  

§         Depuis février 1996, le dispensaire construit en paille est fonctionnel. Il a été inauguré officiellement le 15 août 1996 par la Présidente de L’A.S.A., le DOCTEUR ANNA BUASA NJINJI et la trésorière Mme DE WEWEIRE Marie-Paule en présence de l’autorité coutumière et civile  de  la région (chef de secteur de KILAMBA ).

 

 L’objectif, en cette année 2000, c’est que le dispensaire se développe (construction en durable)

 

en se modernisant qu’il remplisse pleinement sa mission des soins : en créant des vraies conditions d’hygiène :

  • par l’installation d’une adduction d’eau 

  • par l’installation du courant électrique

  • puis la création d’un bloc opératoire

 

en développant la médecine préventive : 

  • vaccinations

  • vulgarisation des  notions élémentaires d’hygiène (circuit fermé télévision)

 §         Il faut que la population soit capable de financer ses soins. Pour ce faire, il faut la mettre au travail (essentiellement agricole) et créer un circuit de commercialisation, d’où besoin d’un camion, d’une péniche pour le transport des produits vers les centres urbains.

 

§         Afin de libérer les femmes « principales travailleuses des champs », il faut créer des structures pour l’accueil des enfants en bas âge (crèche, école maternelle).

 

Tout ceci n’est possible que si l’organisation est vigoureuse, toutes choses bien gérées et les gestionnaires intègres  responsables conscients de l’intérêt commun et soucieux du bien être de tous. En un mot HUMANISTE.

 

Pour ce faire,  la nécessité d’une formation solide est incontournable (alphabétisation des adultes (école maternelle, soutien de l’école primaire qui existe déjà).

  

Au total l’A.S.A. propose d’aider l’homme à devenir pleinement « homme » en restant ancré dans sa culture tout en s’ouvrant à la culture d’autrui (favoriser les échanges culturels et voyages).

 

L’autorité coutumière reste la pierre d’angle autours de laquelle s’articule toutes propositions de réalisation, la population en étant l’entrepreneur et le bénéficiaire direct.