|
Le Dispensaire :
La santé est un
problème très grave en cette fin du 20ème siècle en AFRIQUE et
au ZAÏRE en particulier.
En effet, non
seulement il y a un manque total de médicaments dans les centres de soins
existants, mais il y a aussi une forte dégradation des conditions
d’hygiène. Le paludisme, le sida, le virus d’Ebola sont autant de fléaux
qui menacent le plus la population.
Notre objectif est de créer un centre de soins
qui comprend :
(1) Une section mère-enfant avec :
·
Consultation
prénatale,
·
Salle
d’accouchement,
·
Lits
d’hospitalisation,
·
Pédiatrie.
(2) Un petit laboratoire comprenant :
·
Un service
d’hématologie,
·
Un service de
biochimie,
·
Un service de
parasitologie et de bactériologie.
(3) Un centre de prévention et de médecine générale
réalisant :
·
Des
vaccinations,
·
Des dépistages
précoces de certaines pathologies,
·
L’éducation
sanitaire,
·
L’amélioration
des conditions d’hygiène.
(4) Un centre de soins curatifs avec lits
d’hospitalisation.
(5) Une pharmacie – Une bourse de médicaments
qui pourra alimenter
d’autres centres de soins.
La mise
en place détaillée et complète du projet avec les différents devis des
divers matériels et équipements, est en cours d’élaboration. Elle
nécessite, pour être adaptée et correspondre aux vrais besoins de la
population, qu’une évaluation se fasse sur le terrain.
C’est
pourquoi, deux membres de l’Association résidant à Lille se proposent de
se rendre sur place, à leurs propres frais, à la fin du mois de juillet
prochain.
Les buts
principaux de ce voyage, nous venons de le dire, sont donc :
§
d’évaluer avec les responsables locaux, les
besoins réels.
§
De mettre en place un début de fonctionnement
du dispensaire en constituant les équipes soignantes et l’équipe de
gestion, après s’être assurés de la construction effective des locaux
provisoires qui abriteront les différents services.
Afin de faciliter le
déplacement des deux membres qui se rendent à KITONDOLO, et surtout de
mettre en place l’abonnement aux soins de la population qui fournira les
fonds nécessaires au financement du dispensaire, pour permettre
l’évacuation des malades vers les hôpitaux mieux équipés, l’Association
doit absolument disposer d’un véhicule. Dans un premier temps, un véhicule
4/4 tous terrains pourrait convenir.
à quoi il faudra
ajouter les frais de douane qui représentent, au ZAIRE, les 100 % de la
valeur d’achat du véhicule. En l’état actuel des choses, ces frais de
douane s’appliquent à tous, sans exception.
§
Depuis février
1996, le dispensaire construit en paille est fonctionnel. Il a été
inauguré officiellement le 15 août 1996 par la Présidente de L’A.S.A., le
DOCTEUR ANNA BUASA NJINJI et la trésorière Mme DE WEWEIRE Marie-Paule en
présence de l’autorité coutumière et civile de la région (chef de
secteur de KILAMBA ).
L’objectif,
en cette année 2000, c’est que le
dispensaire se développe (construction en durable)
en se
modernisant qu’il remplisse pleinement sa mission des soins : en créant
des vraies conditions d’hygiène :
-
par l’installation
d’une adduction d’eau
-
par l’installation
du courant électrique
-
puis la création
d’un bloc opératoire
en développant la
médecine préventive :
§
Il faut que la
population soit capable de financer ses soins. Pour ce faire, il faut la
mettre au travail (essentiellement agricole) et créer un circuit de
commercialisation, d’où besoin d’un camion, d’une péniche pour le
transport des produits vers les centres urbains.
§
Afin de
libérer les femmes « principales travailleuses des champs », il faut créer
des structures pour l’accueil des enfants en bas âge (crèche, école
maternelle).
Tout ceci n’est
possible que si l’organisation est vigoureuse, toutes choses bien gérées
et les gestionnaires intègres responsables conscients de l’intérêt commun
et soucieux du bien être de tous. En un mot HUMANISTE.
Pour ce faire, la
nécessité d’une formation solide est incontournable (alphabétisation des
adultes (école maternelle, soutien de l’école primaire qui existe déjà).
Au total l’A.S.A.
propose d’aider l’homme à devenir pleinement « homme » en restant ancré
dans sa culture tout en s’ouvrant à la culture d’autrui (favoriser les
échanges culturels et voyages).
L’autorité coutumière
reste la pierre d’angle autours de laquelle s’articule toutes propositions
de réalisation, la population en étant l’entrepreneur et le bénéficiaire
direct. |